vendredi 9 septembre 2016

Et si on arrêtait un peu avec le populisme ?



Le terme « populiste », dans la bouche des commentateurs politiques, est en France devenu péjoratif. C’est un qualificatif fort commode lorsqu’on veut balayer d’un revers du coude ceux qui ne marchent pas avec les thuriféraires de la pensée unique.
Un populiste, au départ, dans l'histoire, c’était une personne qui exprimait les attentes du peuple, en justifiant cela par le fait que les élites n’écoutaient plus la base.
Et nous sommes, en France, et depuis belle lurette, tout à fait dans ce cas de figure.
Nous avons des élites auto proclamées par les médias, qui sont aux mains de grossiums industriels qui veulent que rien ne change, et nous avons l’illusion de la démocratie parce que nous votons.
En fait, on nous vend toujours les mêmes à longueur de périodiques et de JT, et ceux-là, de droite ou de gauche, mènent, une fois élus, la même politique.
Les autres ? Ceux qui ne s’inscrivent pas dans la pensée unique ? Ce sont des « populistes ». Des démagogues, forcément.

Comme la maire de Rome, élue, mais que les partis traditionnels se régalent à dézinguer. Comme Mélenchon, vous pensez bien ma bonne dame, si ce qu'il propose était possible, y’a longtemps que des gens raisonnables l’auraient fait.
Comme les Lepen, notamment le père, qui critiquait, avec raison (sur ce point précis), l’establishment.
Tous des populistes ! C’est pratique…

Vienne le jour où les Français seront assez malins pour se dire qu’on les berne !
Ils voteront alors pour ceux qui abordent les questions sans idéologie, et cherchent les solutions aux problèmes structurels que nous rencontrons.
Un exemple qui me tient à cœur : il faut impérativement repenser la relation que nous avons avec le travail.
Le travail s'est raréfié, se raréfie et se raréfiera drastiquement dans les années qui viennent. Or, il y a des chômeurs, et des gens qui s’ennuient au travail, qui souffrent, même (ça s'appelle le bore-out).
Il faut partager le travail pour que tous ceux qui en veulent en aient un. C’est mathématique.
Il ne sert à rien de parier sur la croissance, ou de gérer les curseurs à la marge, il faut mettre en place une nouvelle société, plus juste, et qui mette l’humain en priorité.
Lorsque j’entends Hamon, Larrouturou, Mélenchon, je me dis qu’ils devraient faire équipe et proposer une nouvelle voie.
Mais seront-ils raisonnables ?

vendredi 17 juin 2016

Etre manipulé ? C’est moins grave quand on le sait.



Je ne vais apporter ma version des faits sur aucun de ces dossiers qui font l’actualité ces jours-ci. Ce serait ajouter de la confusion à la confusion. Que s’est-il passé à Necker ? Que vaut la loi sur le travail ? Qui sont les casseurs ? La CGT a-t-elle une responsabilité ?  Des suppressions de poste dans les hôpitaux sont-elles prévues ? La courbe du chômage s’inverse-t-elle vraiment ?
Toutes ces questions sont très controversées, mais ce dont nous pouvons être certains, c’est que nous sommes instrumentalisés par les médias aux mains des magnats de tout poil, ainsi que du pouvoir.
L’exemple du bris de vitre à l’hôpital Necker est criant. On peut dire tout et son inverse. Qui croire ?
Il est essentiel de garder son libre arbitre, de croiser les informations et de ne pas réagir émotionnellement.

L’instrumentalisation ne date pas d’hier. Je suis en train de lire un ouvrage de l’historien Olivier Blanc sur Olympe de Gouges (Des droits de la femme à la guillotine) paru aux éditions Taillandier en 2014.
Au fil des décennies, cette femme est passée par les statuts de courtisane, de femme légère, entretenue, ayant eu accès à l’écriture grâce à ses charmes, d’écrivain médiocre, d’exaltée, d’irresponsable, de féministe, de passionaria girondine et j’en passe.
La vérité, si elle existe, est un dosage beaucoup plus subtil que cela. Elle était une humaniste soucieuse de justice, plus préoccupée de ses messages que de leur style littéraire,  oublieuse (ou probablement inconsciente) des risques qu’elle prenait  à une époque où on montait à l’échafaud en deux coups les gros !

Peut-on faire confiance aux historiens ? C’est le titre d’un passionnant ouvrage dirigé par Jean Tulard (éditions PUF en 2006). La réponse est, de mon point de vue, non. Ou pas aveuglement.

Une fable, dans la Bible, raconte que deux hommes arrivent en ville. Ils parlent d’une grande maison, qu’ils ont trouvée belle, à l’entrée du village. Pour l’un, elle est bleue. Pour l’autre, elle est verte. Ils en arrivent à se disputer, et ils vont vérifier. C’est qu’ils n’étaient pas arrivés en ville par le même chemin. D’un côté, la maison est verte, de l’autre, elle est bleue.



Je recommande la prudence. L’info est partout, rapide, mondiale, pas toujours fiable. Moi, je lis le Canard Enchaîné, journal indépendant, qui peut se tromper, peut-être, mais sans intention de nous tromper. Ou alors, il faut multiplier les sources et se faire une opinion soit même.
Avoir conscience d'être instrumentalisé, c'est déjà l'être moins...

jeudi 16 juin 2016

Le français, c'est pas des claquettes !



Je l’ai dit, j’apprends le français pour pouvoir devenir correcteur des textes de mes contemporains. J’ai commencé par me plonger dans un ouvrage édifiant : Le dictionnaire Bordas des pièges et difficultés de la langue française, de Jean Girodet.
Chouette.
(Je me permets une digression (et pourquoi je me la permettrais pas, Totor, tu veux m’expliquer ?) : Révisez la langue française, c’est bien, mais corriger constamment son entourage est un mauvais réflexe. Mon épouse m’a envoyé un SMS, lundi soir, me disant qu’elle serait en retard, le traffic du RER étant perturbé. Je me suis autorisé à lui faire obligeamment remarquer qu’il n’y a qu’un f à trafic. C’était maladroit. Faut pas gonfler ma femme sur des détails, surtout quand elle est coincée dans les transports).
Donc, je révise mon français. J’en suis à la fin des B.
Et là, je tombe sur le mot « but ». Une difficulté de la langue française, le mot but ? 3 lettres de merde qui se permettent de constituer une difficulté ? De quoi ce ?

Une difficulté pour les footballeurs français, oui, qui ont du mal à trouver les cages dans cet Euro 2016, mais en français ! C’est à ne pas croire !
Détrompez-vous, le but est bien une difficulté de la langue française.

D’abord, on ne prononce le t final que dans « de but en blanc », sinon, le t final est seulement toléré devant une voyelle (« un but impossible ») ou lorsqu’il termine la phrase (« il a atteint son but »). Sinon, je ne veux pas l’entendre. C’est compris dans les rangs ?
On ne dit pas « le but final » ! C’est un pléonasme.
On ne dit pas « dans le but de » car si on était dedans, on l’aurait atteint ! Il faut dire « avec l’intention de ».
On ne dit pas « poursuivre un but », malheureux ! Un but est un point fixe, il ne se déplace pas, on ne peut donc le poursuivre. On dit « tendre à un but ».
On ne dit pas « remplir un but » car un but n’est pas un récipient, on dira « atteindre un but ».
Dans le bouquin, il n’est pas prévu l’expression « marquer un but », c’est peut-être pour cela qu’on a du mal à les inscrire avant les arrêts de jeu.

Bon, on aura compris que le français, c’est pas des claquettes…
Arrivé d’air chaud !

mercredi 15 juin 2016

Une nouvelle vie, bordel !



Nouvelles résolutions, ça va flinguer...
Ça y est, le pas est franchi, j’ai arrêté de faire dans l’informatique.
J’y ai passé 32 ans, dont 27 au service de l’IFRI  (Institut Français des Relations Internationales) qui vient de me lourder, à 3 ans de la retraite, pour externaliser mon activité. Sympa…
Je me retrouve donc à la maison pour revenir à mes premières amours, l’écriture.



Je vais devenir relecteur/correcteur de textes, et pouvoir écrire de façon plus suivie, continuer les polars, bien sûr, mais aussi reprendre d’autres ouvrages en cours, qui n’avançaient plus…
Et puis, j’ai un sujet de plus avec mon récent lourdage, "l’IFRI, l’envers des Sciences Morales"...
Pas sûr que ce soit un best-seller, mais ça me fera du bien, les psychanalystes appellent ça la catharsis.
Je vais pouvoir revenir plus souvent sur ce blog, et m’y répandre.
La suite un de ces jours...

En attendant, le récap de mes parutions :


TitreEditeurDateContexteISBN
Soupe FroideAO éditionsjuin-101ère édition en 2008ISBN 978-2-913897-17-5
Crimes entre parenthèsesAO éditionsmai-09ISBN 978-2-913897-08-3
Tirez pas sur le DabisteAO éditionsjanv-10ISBN 978-2-913897-15-1
Les piafs se planquent pour canerAO éditionsdéc-10Régulateur 1 ISBN 978-2-913897-21-2
Victoire par chaosAO éditionsdéc-10Régulateur 2 ISBN 978-2-913897-22-9
De la viande collée au murAO éditionsdéc-10Régulateur 3 ISBN 978-2-913897-23-6
Le Nirvana Ambré a encore frappéAO éditionsdéc-10Régulateur 4 ISBN 978-2-913897-26-7
Le Nirvana Ambré a encore frappé collectorAO éditionsdéc-10Régulateur 4 ISBN 978-2-913897-27-4
RimotisesAO éditionsavr-11CollectifISBN 978-2-913897-28-1
Achères hier et aujourd'huiAlan Suttonsept-12avec Roger MoutiersISBN 978-2-8138-0523-2
Danse avec les LoufsAO éditionsjuin-14Régulateur 5ISBN 978-2-913897-38-0
Flinguer le Président, c'est malAO éditionsjuin-14Régulateur 6ISBN 978-2-913897-39-7
Un petit noirAO éditionsmars-16CollectifISBN 978-2-913897-48-9

samedi 5 mars 2016

Me revoilou !

Purée, mon dernier article remonte au 15 décembre 2014, c'est dingue !
Il faut dire que je n'ai pas publié grand chose depuis, et que l'informatique (mon boulot) a pris le dessus, mais là, il y a de l'actualité.
Une nouvelle, dans le recueil collectif de quelques auteurs de notre écurie AO,
Il s'appelle Un Petit Noir, en référence à un bistroquet lyonnais (57 Montée de la Grande-Côte), sous le haut patronage de l'association "Dora-Suarez le Blog", qui s’intéresse aux polars noirs, très noirs.
Le plus à même d'en parler est encore l'éditeur AO-éditions.

Ma nouvelle "Barbouz'blues", raconte l'ESPT (état de stress post-traumatique) du Régulateur après qu'il soit allé faire le ménage dans un repaire d'islamistes sur les dents, prêts à passer à l'action. On y retrouve toute la tribu de la série, de Jackson à Brigitte en passant par Daniella et Boris.

Sinon, il y a aussi une nouvelle de Jacques Morize (le papa du commissaire Séverac - Le Fantôme des Terreaux et Crimes à la Croix-Rousse), de François Boulay (Pique rouge cœur noir) et de Philippe Setbon connu pour ses scénarios (Détective ou Mort un dimanche de pluie) et ses photos.
Des styles tous différents qui reflètent la diversité de goût du petit noir.

   
   

lundi 15 décembre 2014

Une initiative de Numerik Livres

J'avais déjà parlé de la lettre hebdomadaire de Numerik Livres, l'éditeur de livres numériques (qui, accessoirement,  a publié mes polars déjà parus en papier chez AO éditions).
Mais là, c'est une  initiative d'un autre type : présenter un livre dans une vidéo.

Vous recevez un mail avec la photo d'Aude et il suffit de cliquer dessus pour avoir le film qui présente et commente un ouvrage.
Surprise, c'est bien Aude qui apparait et qui raconte le contexte d'une histoire qu'elle a lue et qu'elle a aimée.


Ce vendredi, c'était Les Docks de Sang, de Bernard Coat, un polar noir délicieusement sordide...
Ecoutez plutôt !




La vidéo est visible là : ( le 15 juin 2016 : non, elle a été supprimée ! Arrrrghh !)


Une rencontre avec Bernard Mouterde et l'Or du Paradis

Une séance de dédicaces bien sympathique a eu lieu dans le 19ème arrondissement ou quelques auteurs des éditions AO étaient reçus par Marie Godart (ici à droite, auteur de Bienvenue chez les biobios, épuisé, mais toujours accessible en numérique chez Numerik Livres).
Ce fut pour moi l'occasion de rencontrer Bernard Mouterde (au centre), dont L'or du Paradis est récemment sorti. Un roman carrefour pour les éditions AO, qui produisent des polars, des livres de "vécu" et des ouvrages sur l'alpinisme. L'or du Paradis mêle les trois.
Jean-Luc Tafforeau (à gauche), gestionnaire des éditions AO a également retracé l'historique de sa passion pour la lecture et pour les livres.
Pour ce qui est du chat, lui n'a rien écrit mais il a tapé l'incruste pour la photo.